Un besoin, un tourment,
Qui me pousse à écrire.
Comme si ça pouvait m'empêcher de souffrir.
J'écris sans savoir pourquoi.
Et j'écris n'importe quoi
Pour me soulager,
Pour me vider.
Sans réfléchir je prends un papier et j'écris,
Seule dans ma chambre sombre.
Car il ne reste aujourd'hui
De l'ancienne moi plus qu'une ombre.
Certains me trouvent dépressive
Tandis que d'autres me trouvent vives.
Personne ne me connait réellement
Et j'ignore tout de moi également.
Je suis une inconnue pour moi-même.
Et ceux avec qui je partage mon toit,
Croient connaître tout de moi.
Mais ils se trompent et je me referme.
Je m'accroche de mon mieux à mon bonheur
De peur de gâcher ma bonne humeur.
Même si plus tard mes efforts se révèlent vain,
Je n'aurai pas abandonné sans me battre, au moins.
Le papier est mon confident,
La réalité est mon tourment.
Mais j'ai une porte de sortie, une possibilité
A laquelle je peux m'accrocher.
Et j'écris...